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Alain Souchon

En 1973, Bob Soquet, directeur artistique de RCA Records, entraîne Alain Souchon à présenter sa chanson L'amour 1830 au concours de la Rose d’or d’Antibes, où il emporte le prix spécial de la critique et le prix de la presse. Il rencontre Laurent Voulzy en 1974. Bob Socquet, encore lui, sent que la collaboration entre les deux hommes peut être fructueuse, les musiques étant le point faible des chansons de Souchon. Souchon et Voulzy seront liés depuis ce jour par leur amitié et leur complémentarité artistique. Laurent Voulzy réalise les arrangements du premier album d'Alain Souchon « J’ai dix ans », puis les musiques de « Bidon » sorti en 1976. Cette collaboration va engendrer le succès naissant de ses disques avec des titres comme « J’ai dix ans », « S'asseoir par terre » et « Bidon ». Alain Souchon (avec notamment aussi Michel Jonasz, Jacques Higelin et Yves Simon) est alors la figure de proue de ce que la presse et les spécialistes appellent la « nouvelle chanson française ». Alors que « Rockcollection » dont il signe le texte pour Laurent Voulzy est le succès de l'été 1977, Alain Souchon sort son 3e album : Jamais content. Il révèle Souchon sous un jour différent : empreint des difficultés de son époque, mais aussi comme le révélateur des transformations sociétales alors en cours avec « Allo Maman Bobo ». Et déjà la mélancolie avec « Y'a de la rumba dans l'air » qui, entre émergence du punk et l'apogée du disco, apporte un vent de douceur épicé et fait un gros succès.

 

En 1978 sort l'album Toto 30 ans, rien que du malheur.... Un album résolument plus noir que les précédents, où l'artiste se révèle de plus en plus introspectif (« Le dégoût »  et « J'étais pas là »), mais qui n'en oublie pas pour autant la société et ses travers dans « Le Bagad de Lann Bihoué ». 1980 voit la sortie de Rame. La chanson-titre est un canon qui est un succès immédiat auprès du public. La même année il fait sa première apparition au cinéma devant les caméras de Claude Berry pour Je vous aime aux côtés de Catherine Deneuve et Serge Gainsbourg. D'autres suivront, comme Tout feu, tout flamme de Jean-Paul Rappeneau et L’été meurtrier de Jean Becker, deux films où il donne la réplique à Isabelle Adjani. Il emballe critiques et public, mais ne sent pas à l'aise dans ce nouveau costume. En 1983 sort son 6e album : On avance. Il dresse déjà le bilan des années hippies dans « Lennon Kaput Valse » et se moque de la tension nouvelle des relations Est/Ouest dans « Billy m'aime ». Laurent Voulzy est moins présent sur cet album : il n'y signe qu'une seule musique, les autres sont dues à Souchon lui-même, Michel Jonasz, Louis Chédid, et Yves Martin, lequel a co-produit l'album. David Mc Neil met en mots avec Souchon la ville qui a vu sa naissance dans « Casablanca ».

Sorti en 1985 C’est comme vous voulez annonce la couleur dès la pochette : noire. Souchon n'est pas d'humeur badine. Il regrette la lourdeur de la vie, se pose en chanteur cynique prêt à tout pour son succès (« C'est comme vous voulez »), avant de se chercher en vain. Les radios préfèrent « La Ballade de Jim » qui se termine pourtant par une tentative de suicide. Le clip recevra la Victoire de la musique du meilleur vidéo-clip de l'année 1986.


Ultra moderne solitude sort en 1988. La chanson-titre et « Quand je serai K-O » (Victoire de la musique de la meilleure chanson originale de l'année) sortent séparément et restent des standards de l'artiste. Il se distingue du précédent en ce qu'il est formellement moins noir, ce qui n'empêche pas Alain Souchon de dénoncer de plus en plus les dysfonctionnements de la société. La tournée qui s'en suit donne l'album live Nickel qui reçoit la Victoire de la Musique du meilleur album de l'année 1991. En 1993, C’est déjà ça s'impose comme l'un des meilleurs albums du chanteur, porté par « Foule sentimentale », chanson emblématique du chanteur et clamée "Chanson des vingt dernières années" à l'occasion des vingtièmes Victoires de la Musique. Une tournée nommée Défoule sentimentale donnera un album live du même nom qui recevra la Victoire de la Musique de l'album de l'année 1996. De 1993 à 2003, il participera régulièrement aux concerts des Enfoirés.

Alain Souchon raréfie ensuite sa production et attend 1999 pour sortir Au ras des pâquerettes Cet album très attendu confirme la tendance amorcée depuis un ou deux albums d'un artiste qui nous raconte (« Pardon », « La vie ne vaut rien », « Rive Gauche à Paris »). La tournée donnera l'occasion de capter pour la première fois un de ses concerts au Casino de Paris, qui donnera un album live et un DVD nommé J’veux du live. Son onzième album sort sous le titre de La vie Théodore, en hommage à Théodore Monod, dont il narre la vie dans la chanson-titre. Ce n'est pas le seul hommage qu'il rend puisque dans « Bonjour Tristesse », il chante l'univers de Françoise Sagan. Encore un peu plus introspectif, Souchon nous rappelle que la société ne lui va toujours pas. L'amour est bien sûr toujours source d'inspiration pour l'auteur. Notons par ailleurs que Pierre Souchon participe aux musiques de trois chansons, dont « Lisa », aidé par Julien Voulzy (qui est en fait une reprise des Cherche-Midi). Son dernier album en date est sorti à l'hiver 2008 et s'appelle Ecoutez d’où ma peine vient. Alain au départ ne voulait écrire que quelques chansons pour illustrer un documentaire sur sa carrière diffusé sur France 3, mais les chansons qu'il a écrites ont fini par former un album complet. Le titre « Parachute doré », inspiré des excès de grands patrons virés avec des indemnités ubuesques, a été distribué en téléchargement gratuit sur son site officiel. Dans ce disque, il analyse les causes de sa mélancolie (« Écoutez d'où ma peine vient »), parle de l'immigration illégale (« Elle danse ») et de la délinquance au féminin (« 8m² »). La seule collaboration avec Laurent Voulzy se fait sur le titre « Popopo », chanson fustigeant Ernesto Gevara.

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