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Le 01/10/2014

The Libertines au Zénith de Paris : on y était (live report)

Mardi 30 septembre 2014, le Zénith de Paris accueillait les légendes du rock’n’roll et du vice, les bien nommés The Libertines qui étaient bel et bien de retour sur le devant de la scène après 10 ans d’absence. Pete Doherty affublé de son mythique chapeau melon, Carl Barât assorti de ses plus belles tenues, John Hassall toujours aussi discret et Gary Powell torse nu et surexcité ont fait sensation. Immersion en plein cœur d’un come-back très attendu.

Par Béatrice VALLONE.

On y était : Le come back de The Libertines au Zénith de Paris 

Après dix ans de séparation due aux incessantes disputes entre Pete Doherty et Carl Barât, The Libertines est de retour et les membres du groupe semblent désormais plus soudés que jamais. The Libertines a tourné la page sur ses disputes et est maintenant prêt à écrire un nouveau chapitre. Et c’est ce qu’ils ont fait, hier soir, face à un Zénith de Paris surexcité. Certains ont attendu tout l’après-midi devant la salle pour se placer aux premières loges devant la scène et pouvoir sentir de plus près l’énergie rock’n’roll que dégage le groupe. Dans la salle, on croise des adultes, des adolescents, des enfants ou encore des personnes âgées. Une homogénéité qui confirme que le groupe a marqué toute une époque et n’a pas seulement été un phénomène de passage. Certains déambulent avec le t-shirt à son effigie. Mais ce que l’on remarque plus nettement, c’est que deux clans se sont formés. Les supporters de Peter Doherty en chapeau et ceux en perfecto pour Carl Barât. Même si cette distinction est visible, nous savons très bien que Carl sans Pete ou Pete sans Carl n’aurait pu former ce qu’est devenu The Libertines.

 

On y était : Le come back de The Libertines au Zénith de Paris

 

A 20h50, l’impatience se fait ressentir, car soyons sincère les premières parties CuckooLander et Deers quoique fortement sympathiques n’ont pas réussi à atténuer la soif des spectateurs impatients de retrouver le groupe sur scène. Dans la salle, nous pouvons également apercevoir furtivement les anciens BB rockeurs qui avaient marqué les années 2008 tels que BB Brunes ou encore Second Sex. C’est dire si le groupe a influencé toute une génération.

 

A 21h30 la lumière s’éteint. La foule hurle à en perdre la voix et n’arrive clairement plus à se contenir tant la joie est immense. Les quatre hommes débarquent sur scène et entament le titre "The Delaney". Le public est intenable et c’est tout à fait compréhensible. Le groupe a une prestance et une aura qui donnent des frissons. Dès la première chanson, nous comprenons rapidement que la suite du show sera garantie et réussie malgré la qualité d’une sono défectueuse qui rend parfois les morceaux inaudibles. Le groupe poursuit sur ses plus grands tubes : "Can't Stand Me Now", "Don’Look Back Into The Sun", "Up The Bracket" et même "Fuck Forever" de Babyshambles interprété en solo par Pete que tout le monde connait par cœur et "The Ballad of Grimaldi" de Dirty Pretty Things interpété par Carl Barât en solo également. Aucun des deux chanteurs n’est plus mis en avant que l’autre. Un équilibre parfait pour les fans de chaque clan qui y trouvent finalement leur compte.

Mais ce que nous remarquons le plus, c’est bien évidemment la complicité des deux frères ennemis. Pete Doherty embrasse son acolyte sur le front, le prend dans les bras, se colle contre lui pour chanter à ses côtés comme au bon vieux temps. Mais point trop n’en faut, le rockeur rappelle à tous que c’est bel et bien un concert de rock’n’roll trash et jette alors son micro à terre. Le public répond en réalisant le mythique "crowd surfing". Certains traversent la fosse relevés par le public en feu et jettent des gobelets de bières vides à travers la salle. Le show explosif se termine par le titre "I Get Along" et Pete Doherty annonce la couleur : "On se voit bientôt avec de nouvelles chansons". Le public conquis et ravi de cette nouvelle leur offre une véritable standing ovation. Deux heures de show, vingt morceaux, une réussite totale. Le come-back des Libertines tant attendu n’a pas déçu et s’est déroulé sans fausses notes.

 

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