Chronique album : James Morrison - The Awakening
Après les succès de ses deux premiers albums, Undiscovered en 2006 et Songs for You, Truths for me sorti en 2008 et mené par le duo Broken Strings avec Nelly Furtado, le singer-songwriter britannique James Morrison est de retour avec un nouvel opus, intitulé The Awakening. Cet album reflète son style pop-rock tout en ralliant ses influences soul telles que Stevie Wonder et Otis Redding.
En août dernier, James Morrison a perdu son père, décédé à 60 ans suite à des problèmes d’alcool. Un décès qui l’a laissé inconsolable, comme il l’a expliqué au Daily Mail : "Après son décès, j’ai fait une dépression, je pleurais toute la journée, j’étais mal". Au milieu de cette épreuve, James Morrison était en crise avec lui-même et avoue avoir eu des difficultés à écrire son troisième album. Il a finalement pondu un opus qui lui ressemble avec un titre évocateur lorsqu’on sait les épreuves qu’il a traversées ("The Awakening" signifie le réveil).
Les albums Undiscovered et Songs for You, Truth for Me possédaient beaucoup plus de titres sombres et avaient été de très belles réussites. James Morrison avait mis la barre plutôt haute pour la suite de sa carrière. A la première écoute, The Awakening surprend beaucoup. Si l’on retrouve la voix particulière de l’artiste britannique, certains titres ne sont pas très mémorables et plutôt même répétitifs ("Person I should have been"). D’autres comme "Beautiful Life" ou "Slave to the Music" donnent une dimension plus rafraîchissante et optimiste à l’album. Mention spéciale pour "Up", titre un peu plus sombre que les autres, chanté en duo avec la très talentueuse Jessie J qui apporte sa puissance vocale et son style pop-R&B à la chanson. Le premier single de l’album, le très efficace "Slave to the Music" est le plus rythmé de l’album mais aussi le plus multiple, tant au niveau instrumental que vocal. Niveau texte, l’artiste garde la même mélancolie que sur ces deux premiers albums mais les thématiques sont plus universelles. Un titre comme "I won’t let you go" peut à la fois être destiné à un membre de sa famille ou à l’être aimé.
A noter que l’artiste britannique a travaillé sur cet album avec le guitariste Bernard Butler, qui est notamment connu pour avoir collaboré avec Edwyn Collins ("A Girl Like You") et surtout Duffy pour son album Rockferry, ce qui justifie en quelque sorte l’accentuation de l’aspect soul de certains titres. En tout cas, le principal intéressé est semble-t-il fier de son troisième album : "C'est mon œuvre préférée à ce jour. J'ai essayé d'oublier tout ce que j'avais appris, pour réaliser ce que j'aurai aimé faire à mes débuts, alors que je ne disposais pas de l'expérience nécessaire pour y arriver. J'ai donc fait un album qui semble réel, et non plus commercial, faisant de mon mieux pour juste écrire de bonnes chansons" avait-il déclaré lors de la cérémonie anglaise des "Sony Radio Academy Awards". Dans le futur, James Morrison souhaiterait collaborer avec Stevie Wonder, histoire de faire quelque chose de « complètement différent ». En attendant, découvrez ci-dessous le clip très chaleureux du premier single de l’album de James Morrison, Slave to the Music :
Chronique par Assia Hamdi.
Note : 7 /10
The Awakening, sorti le 26 septembre 2011 :
1- In My Dreams
2- 6 Weeks
3- I Won't Let You Go
4- Up (en duo avec Jessie J)
5- Slave To The Music
6- Person I Should Have Been
7- Say Something Now
8- Beautiful Life
9- Forever
10- The Awakening
11- Right By Your Side
12- One Life
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